Monday, November 24, 2008

Seddiki , musician, poet and songwriter

Sidi Seddiki , musician, poet and songwriter, was born in Rabat, Morocco , in 1961, into a family that was steeped in the tradition of islam. Seddiki was already composing his own songs at the age of eleven, and was soon to show great ability as a percussionist, and player of stringed instruments. While attending the Lycee Hassan the 2nd, Seddiki was active and known as a musician in Rabat, Morocco's capital city. His forefathers, Imams wo were experts at the recital of the Holy Coran, might have frowned at some of his musical activities, but Sidi Seddiki, whose name signifies a tree with deep roots, has always respected his spiritual lineage at the same time as he has explored secular cultures.



Aged 17, Sidi Seddiki came to London with his family and living in Ladbroke Grove in the 1980s, he was exposed to diverse musical influences: rock, reggae, funk and Arab musics were all there. Seddiki spent a while at Ayleston High School , Kilburn; there he studied guitar, acquainting himself with Western musical conventions, and was soon forming bands, playing in Arab Clubs and weddings, giving concerts and establishing a reputation as a high energy performer and prolific writer. Tom Priestly , the film director, had met Seddiki, recognized his talent, and helped him get some of the music down on tape. In 1988, a BBC World Service session followed, Globe Style were quick the uptake and soon commissioned these recordings.


The songs selected cover the age-old themes of pure love, religion and politics.


Artists:


Seddiki Sidi Tawfik


Charlie Hart


Aziz Ben Salem


Dawson Benhassine-Miller


Chris Batchelor


Frank Mead


Zohra El-Harrack


Listen to Seddiki

Sunday, March 9, 2008

Aziza Jalal

, une artiste marocaine de renom. Sa famille l’a encouragé courageusement à partir d’un âge précoce. L’emission présentée par Abdel Nbi Al Jirari à l’époque l’a mise en lumière et devenue depuis lors une vraie vedette à l’échelle nationale et arabe.

Ecouter Aziza Jalal

Saturday, February 2, 2008

Hmida Boussou

Né à Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant, débarquer les troupes alliées et découvert, avec étonnement, l'existence des noirs américains et du jazz. Il était bien loin d'imaginer qu'il jouerait, quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy Weston?

Son père, qui n'appartenait pas à la confrérie des Gnawa, était membre de la tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenée en Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, dès l'âge de cinq ans. A sept ans, à l'occasion d'un pèlerinage, la Marabout du lieu lui apparut en rêve, lui confiant le Guembri (luth ? tambour à trois cordes), l'instrument qui marquera sa vie.

Il fut introduit auprès des grands maîtres de Marrakech avant d'être appelé, au début des années soixante, par le Maâlem Sam, héritier de l'initiateur de la nouvelle vague casablancaise ? qui se caractérise par la variété des ornementations, liée au rythme de la vie et de travail d'une ville où vivent les esprits de trois millions de personnes?

Reconnu par tous comme l'un des grands maîtres de sa génération, Hmida Boussou exerçait son activité de musicothérapeute entre Casablanca, Marrakech et El Jadida.

Source: sewarye.com
Ecouter Hmida Boussou

Gnawa



Les Gnawa sont une confrérie soufi du Maroc, d'Algérie et de Tunisie. Il sont les descendants actuels des esclaves noirs emmenés du Gahna, de Guinée ou du Sénégal par les conquêtes arabes de la fin du XVIIème siécle.
Les confréries actuelles des Gnawa pratiquent encore des rituels importants où la musique et le chant jouent un röle essentiel. Les cérémonies Gnawa ont toujours un objectif thérapeuthique : guérir, agir contre les influences négatives ou en faveur d'esprits favorables. Les rites peuvent souvent être très long, et aboutissent à des transes de possessions.
Le vendredi soir dans la cour d'une maison appartenant à la confrérie Saiddiya se déroule le rituel de la lila. Avant le commencement de la cérémonie on présente au maâlem (le maître de cérémonie) des enfants qu'il oigne de la sueur de son front afin de les éloigner du mauvais sort. La cérémonie commence toujours au son du Guembri (un long luth au manche cylindrique dont les trois cordes en boyau sont tendues sur une table d'harmonie en peau de chèvre) accompagné par les joueurs de quaquabou ou krakabs (castagnettes de métal en forme de 8).
C'est toujours le maâlem qui joue le Guembri, sur lequel il interprètre des mélodies particulières propres à chaque melk (entité surnaturelle qui vient chevaucher le possédé).
Chaque adepte ne peut être possédé que par le même melk et ne peut être possédé que si la mélodie est joué par le guembri. Sept couleurs sont associées aux différents mlouk et rendues visibles par des foulards qui servent notamment à retenir les danseurs lorsque la possession est trop intense.

Ecouter Gnawa

Mohamed Essoussi

Né en 1958, Mohamed Essoussi fut bercé toute son enfance par la voix du Hajj Tahmi Lahrouchi, considéré alors comme le prince du melhoun. A dix-huit ans Mohamed Essoussi entre à Dar Adil, le conservatoire de la médina de Fès. Après une longue formation auprès du maître Abdelkerim Guennoun, il entame une carrière de chanteur professionnel au début des années quatre-vingt.
Son très vaste répertoire, sa voix chaude et précise ainsi que la rigueur de sa prononciation en font un des chanteurs de melhoun les plus célèbre et les plus apprécié du Maroc.
Il a fait découvrir à de nombreuses reprises l'art du Mehoun à l'étranger, en France, en Italie ou encore aux Etat-Unis.

Ecouter Mohamed Essoussi

Abdeslam Khaloufi

La ville de Tanger nous a donné quantité de noms célèbres dans l'Art.
Le domaine musical a été particulièrement bien représenté et dans différents styles (moderne, populaire, traditionnel comme L'Ghaïta Jabalyia sans oublier la musique andalouse.
A Tanger, existent plusieurs courants de musique andalouse.
Quelques grands noms ont jalonné cette musique : Cheikh Ahmed Zitouni, Mohamed Larbi Lemrabet, feux hadj Taïeb Larbi, Cheikh Driss El Zenaki et Sidi Mohamed Lamrani.
De ces noms, de ces courants, de ces écoles, émerge un artiste immense, Abdesslam Khaloufi.

Licencié en Littérature en arabe
Professeur de Langue et Littérature arabes
Joueur émérite de oud
Voix belle
Devenu aujourd'hui Chef d'orchestre des Nuits de la Musique Arabe, « Layali Annagham Musica el Arabia ».
Cet artiste fécond porte en lui la musique andalouse et la musique populaire au nord du Maroc.
Il a rajouté à son arc l'Art soufi , musique sacrée s'il en est.
Brièvement, ci-dessous se trouve esquissé le portrait d'un artiste de talent.

Né en 1965, il a rejoint le Conservatoire musical de Tanger en 1978.
* Membre de l'orchestre du Conservatoire musical de Tanger dirigé par Ahmed Zitouni.
* Membre de l'Association des Amateurs de Musique arabe de Tanger dirigée par Moulay Driss Cherif D'Ouezzane depuis 1981.
Il a appris les bases de la musique Andalouse avec des professeurs chevronnés tels que Cheikh Ahmed Zitouni, le professeur Mohamed Larbi Lamrabet.
* Fondateur de l'Orchestre « Layali Annagham » en 1985.
* Lauréat du Grand Prix national du Festival de Chefchauen de la Musique Andalouse en 1986.
En compétition :
- L'Orchestre de Safi présidé par Mohamed Bajjedoub (2ème prix)
- L'Orchestre Lamdghri de Meknès (3ème prix)

* Participations aux :
- Festivals Andalous de Chefchaouen depuis 1982.
- Festival de Fès entre le 12 et 14 avril 1985
- 3ème édition du Festival Culturel de Safi entre le 23 et le 27 juillet 1985

En 1988, il a inauguré en compagnie de son orchestre l'organisation annuelle des soirées des Amateurs de la Musique Andalouse à Tanger.
En 1989, il a représenté le Maroc à la Rencontre Arabo-espagnole dans la ville de « Al Monaco », au sud de l'Espagne en compagnie du maestro Mohamed Bouânani, le violoniste notoire et du professeur Saleh Charki, compositeur et joueur de lyre exceptionnel.
En 1992, accompagné de son orchestre, il a enregistré des Séquences Andalouses pour la chaîne espagnole « Canal Sur ».
En 1993, il a représenté le Maroc à Athènes à l'occasion du jumelage des capitales grecque et marocaine.
Durant l'été 1993, il a célébré la clôture des Jeux de la Méditerranée à Nîmes (France). Spectacle retransmis par plus de 60 chaînes de télévision.
En 1994, il a animé à Marseille la Journée Mondiale de la Musique avec un débat sur le thème de la Musique dans le bassin de la Mer Méditerranée.
En 1995, il a enregistré des Séquences Andalouses pour la R. T. M.
En 1996, il a présenté un spectacle artistique au Théâtre national Mohammed V à Rabat.
En 1997, en compagnie du grand chanteur Abdessalam Sefiani, il a présenté un spectacle Andalous au Théâtre Mohammed V.
En 1998, il a de nouveau enregistré 12 séquences de l'Art Soufi pour la R. T. M.
En janvier 1999, il a enregistré une cassette-vidéo contenant les meilleures chansons de l'Art Soufi. En avril, célébration du 50ème anniversaire de la fondation de l'Ecole Nationale d'Administration au Théâtre Mohammed V, spectacle organisé sous le haut patronage de S.M. le Roi et en collaboration avec le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative.
Depuis septembre 2000, préparation et présentation de l'émission artistique « Mirate » à la R. T. M.
En janvier 2001, préparation d'une Spéciale consacrée à feu Mohamed Laarbi Temsamani. En août, célébration de la soirée « Naghma Ouatay » sur le thème « Aljalia ». En octobre, participation au Festival International d'Aljeziras en Espagne.
Depuis janvier 2002, il a enregistré des Séquences Andalouses pour la R. T. M. d'une durée de 15 heures et avec la participation de cinq grands orchestres marocains. En octobre, il participe au Festival International d'Aljeziras.
En avril 2003, collaboration à la 3ème édition du Festival International de la ville espagnole de « Fuenjerola ». En mai, enregistrement d'une cassette-audio contenant les meilleures chansons de l'Art Soufi sous le titre « Taranime ». En juin, soirée artistique « Naghma Ouatay » dédiée à feu Mohamed Laarbi Temsamani. Du 11 au 19 juillet , 3ème édition du festival International de la ville d'Espagne « Jimena de la frontera ». En octobre, participation au festival International d'Aljeziras et célébration de la soirée artistique « Asshato Lakoum » à la télévision 2M avec présentation des chansons de l'Art Soufi : « Ibn al Farid », AlBousiri », etc ?

Rédige par Said El Meftahi

Said El Meftahi

Né en 1959 à Meknès au Maroc, Saïd rejoint à 16 ans l'Ecole Nationale de Musique de Meknès sous la direction de celui qui allait devenir son maître et guide : Houcine Toulali.
Said El Meftahi fonde l'orchestre du Malhoun de Meknès, faisant évoluer la formation en ajoutant un violon et une contrebasse. Le Malhoun est une forme de versification en arabe dialectal marocain d'un vaste corpus de poèmes. Said vit actuellement en France.

Ecouter Said El Meftahi
Site officiel de Said El Meftahi

Sunday, January 27, 2008

Amir Ali

Depuis qu’il a fondé MoRockin en 1998, Ali a successivement été le leader du groupe en tant que chanteur principal, violoniste joueur de « oud ». MoRockin est un grand groupe de musique aux intonations uniques avec un mélange de sons d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de basses accompagnées d’instruments électroniques. Le groupe, sous la direction d'Ali crée un son unique dont leurs fans du monde entier raffolent ! Amir Ali et le groupe représentent actuellement le Maroc au Monde merveilleux de Walt Disney en Floride. Les membres de la communauté marocaine l’ont appelé MoRockin, véritable emblème du groupe et sont fiers d'avoir un groupe qui les fait se sentir si près de leur pays alors qu’ils en sont si loin.

AMIR ALI à participer à beaucoup d'événements aux Etats-Unis, des conventions, des festivals de musique Mondiaux, Disney, Avalon le Parc, Dallas, Miami, Boston sans oublier, la ville natale d'Ali, Orlando, en Floride.

Il a fait des enregistrements musicaux pour des géants de l'industrie musicale comme SONY, WARNER BROTHERS, DISNEY, CALIBER RECORDS UNIVERSAL STUDIOS, CRESCENT MOON MIAMI sur le premier album de Shalim avec EMILIO ESTEPHANE, la TV FRANÇAISE TF1 aussi bien que d'autres projets avec divers chanteurs et musiciens.

Il a travaillé avec beaucoup d'artistes célèbres incluant AHMAD DOUGHANE, MILHIM BARRAKAT, ABBOUD ABDE AL, MAJDI AL HOUSSAINI (OUMKALTHOUM's et ABDUL HALIMHAFEZ l'ancien joueur de clavier, ABDOU CHERIF un des amis les plus proches d’AMIR ALI. Il a également travaillé avec son meilleur ami, HAJ YOUNESS, qui a dit : « Amir Ali est l’un des plus talentueux violoniste du monde arabe. Il l'a décrit comme un violoniste brillant.

Il a partagé la scène avec les virtuoses de la basse VICTOR WOOTEN et STEVE BAILEY aussi bien qu’avec THE LEEBOYS, FAMILY STONE EXPERIENCE et the FUNK ALL STARS.

Il s’est également produit à THE HOT HOUSE à Chicago et au THE KENNEDY CENTER FOR THE PERFORMING ARTS à Washington DC du 26 août au 29 août 2006.

Il s’est également produit en 2004 à RAWAFID à Casablanca. Il a captivé le public marocain avec une performance remarquable accompagné son groupe américain et a aussi stimulé l'attention médiatique, qui a mené aux articles de cet artiste apparaissant dans des journaux tels que AL ALAM, AL AHDATH AL MAGHRIBIA, LA NOUVELLE TRIBUNE, LE MATIN, AL BAYANE, HABIBI MAGAZINE LA et la plupart des sites Web importants du Maroc.

AMIR ALI a aussi joué avec le Roi de Rai CHEB KHALED lors de son tour du monde KHALED AND FRIENDS LOVE produit par Dawn Elder, CHEB KHALED a été très impressionné par la performance d’AMIR ALI en tant que violoniste et lui a donné une grande « tape » dans le dos lors du concert, il a également partagé la scène avec DON WAS, KC PORTER, WALFREDO REYES, LUIS CONTE et ELAN. IL a également sorti deux albums avec son groupe MOROCKIN, SAND's OF TIME et ONE WORLD qui se sont vendus à des milliers d’exemplaires lors des 6 dernières années.

Été 2006, la sortie de son album solo, MINA suivi de la sortie du clip vidéo de MINA.

Il a joué un grand rôle pour le film de BACHIR SKIREJ un des pionniers du cinéma marocain, le film fut diffusé à travers tout le royaume en décembre 2006.

Amir Ali a également joué avec le grand guitariste AL DI MEOLA en avril 2007, les 2 sont devenus des amis proches qui se voient fréquemment, ils composent et travaillent également ensemble sur le prochain album d’AL DI MEOLA.

Amir Ali a également enregistré 4 chansons avec le bassiste VICTOR WOOTEN, détenteur de plusieurs Grammy sur son prochain album VICTOR dont la sortie est prévue à avril 2008.

Il y a également eu un documentaire pour la TV marocaine à Washington DC retraçant sa vie, la sortie de son Album MINA et le clip vidéo de la chanson MINA, qui sont fréquemment diffusés à travers les radios et chaînes télévisées importantes marocaines et du Moyen Orient.

Beaucoup de concerts également avec HAJ YOUNESS au Maroc et aux Etats-Unis.

Il a été l’un des invités vedette des émissions de télévision, MARRAKECH EXPRESS avec la présentatrice Fatima Nwali et MASSA AL PHAN avec Fatima Ifriki, ainsi qu’une interview télévisée et un passage télévisé pour la 4ème chaîne marocaine.

Il a également partagé la vedette en tant qu’invité avec l’artiste HATIM AMMOR (LE GRAND GAGNANT DE STUDIO 2M 2005) lors du FRIENDSHIP FEAST qui se tient à Marrakech tous les ans.

Il était également au Maroc en janvier 2007 pour la promotion de son album, il est apparut comme l’invité vedette de AJIALE sur 2M, l’invité vedette lors d’une émission radiophonique sur CASA FM, a conclu un contrat de distribution avec la maison de disque PLATINIUM MUSIC, ainsi que beaucoup d’interviews parues dans ASSABAH.

En octobre 2007 Amir Ali était le premier Artiste arabe à être publié dans le Magazine INTERNATIONAL MUSICIAN USA & CANADA, Il fut contacté par le magazine à la demande générale de tous les artistes avec qui il a joué à travers le monde.

Mon style est unique, je qualifie ma musique de musique contemporaine marocaine, un mélange de belles Mélodies et de rythmes issus de mon pays natal, le Maroc. Les 21 ans qu'il a passés en Amérique font qu’il mélange le Hip Hop, le R&B, la Fusion et le Jazz ce qui fait du style de Ali Amir, un style tout à fait unique au Maroc.

Il y a également le REMIX de MINA qui s’est fait à Puerto Rico. Il fut le premier à présenter du REGGAETON au Maroc et à l'appeler MAROCAETON.

Ecouter Amir Ali

Gnawa wawA

Crée en 2004 Gnawa wawA le groupe de scène originaire de la ville Casablanca, constitue par des jeunes musiciens. Gnawa est un nom venu d'Afrique, wawA est un effet de musique cette appellation met en valeur l'alliance de toute une tradition musicale à la modernité d'esprit. Les styles musicaux adaptés par Gnawa wawA sont variés, ils reflètent son appartenance à la culture mediteranienne berbère et africaine tout en laissant à s'exprimer les techniques modernes de l'arrangement musical. Sa musique se caractérise alors par la présence de plusieurs styles de musique « punk, rock, funk, rap, reggae, rai, zouk, cha3bi ». Les textes chantés, traversent le différent état d'âmes et traites des sujets variés d'ordre social sentimental. Quand aux rythmes, les tempos occidentaux et africains, donnant toute sa dimension a la fusion prôpre au style du groupe. Gnawa wawA à la base c'est le groupe qu'on pensé pas trop voir compilé. Un brasier punk, rock, funk, rap, reggae, rai, zouk, cha3bi, bref un torrent d'énergie libérateur sortie tout droit de l'underground Casablanca exactement (Bernoussi). Sauf que là honnêtement ils ont fait les choses bien : 8 titres, tous les classiques bien sur ("Rasta-Man", "Jack Willows", "Africa"...) mais aussi du live. Et surtout, chose assez rare, l'ensemble qui s'enchaîne parfaitement au point de donner l'impression d'écouter un véritable album.

Ecouter Gnawa wawA

Le soufisme

Le soufisme, voie d'éducation et d'enseignement spirituels est considéré comme l'approche mystique de l'islam. Il s'est structuré au cours des siècles à travers différentes confréries «Zawiyas» qui ont su préserver un message d'amour et de paix universel. Ce message a irrigué l'ensemble
de la culture musulmane nourrissant ainsi ses méditations spirituelles comme ses expressions artistiques. Les confréries, souvent liées à des corporations de métiers, ont également joué un rôle dans le développement sociétal et humain du Maroc. Avec le temps, elles ont connu un rayonnement international et se sont développées en une multitude de branches dans différents pays.

Ecouter musique soufie

Organisation du Festival National du film d’Amateurs

Organisation du Festival National du film d’Amateurs
Du 02 au 05 avril 2008

L’association « 7ème Art » et le Conseil Municipal de Settat organisent du 02 au 05 avril 2008 la deuxième édition du Festival National du Film d’Amateurs de Settat qui comprendra :

- une compétition officielle ouverte aux amateurs marocains ou résidents au Maroc dont les films ne dépassent pas 18 mn. Les trois meilleurs films recevront des récompenses ;

- trois ateliers de formation qui seront consacrés à : 1) l’écriture de scénario. 2) le tournage de film. 3) le montage numérique ; et

- des interventions et des débats autour des questions relatives au film d’amateurs au Maroc et à travers le monde.

Pour présenter son film à la compétition officielle et/ou s’inscrire dans l’un des ateliers du festival, il faudrait accéder au site internet

ou demander à l’une des adresses du festival les imprimés expliquant les conditions de participation : Association « 7ème Art » Settat – BP : 929.

Plus info :: ici ::

Darga

Vivace groupe de musique d'origine casablancaise (Maroc), Darga représente un nouveau courant de musique world maghrébine


Fondé en 2001 par des étudiants des beaux arts, le groupe prône une vision de métissage ou s’entrecroisent une multitude de rythmiques traditionnelles et modernes, profanes et sacrées, urbaines et rurale, et où gnawi et reggae constituent le carrefour de leurs optiques musicales
Groupe de scène avant tout, il trouve son inspiration aux confins du reggae, raga, ska, dub, chaabi, ragada, funk, etc.
Leur objectif principal est de sauvegarder le patrimoine musical marocain tout en restant ouvert à tous les styles de musique du monde.
Darga se veut porte parole de la jeunesse maghrébine et se définit comme un groupe amoureux de la tolérance et de la paix.
Le groupe Darga c’est plus de 120 concerts à travers tout le royaume, entre autre :
- Festival des jeunes maalam gnawi août 2005(clôture)
- Festival d'Essaouira juillet 2005 clôture ( 1ere de youssou n dour)
- Festival chefchawn juillet 2005
- Boulevard des jeunes musiciens juin 2005 (clôture)
- Festival tanjazz de tanger mai 2005
- Festival friend ship marrakech mai 2005 (soirée de clôture)
- Festival RAWAFID de Casablanca juillet 2004 (clôture du festival)
- Festival GNAWA d'Essaouira (scène after 24h) juin 2004 - Invité au boulevard des jeunes musiciens mai 2004
- Festival de jazz de Tanger TANJAZZ mai 2004 (1ere ray barretto)
- Tournée avec l'association 2010 (14 concerts) 2003/2004
- Université mondiale de la paix organisée par les catalans a Essaouira septembre 2003
- Festival d Essaouira édition juin 2003 (scène after24h)
- Festival RAWAFID Casablanca édition juillet 2003 (1ere partie de RAYLEMA et MANU DIBANGO)
- Festival GNAWA d Essaouira édition 2002 (place Moulay el Hassan), révélation du boulevard des jeunes musiciens 2002

Membres du groupe
AMINE Kenzi Belghiti : didgeridoo, vocal
AZZEDINE Berhilia : Clavier
BADR Belhachemi : Guitare, vocal
HASSAN Krifa : Percussion, vocal
LUDOVIC Jeanmart : Saxophone
MOHAMMED Laâbidi : Guembri, Chant
NABIL Sakhra : Chant
STEPHANE Béziers : Trombone
YOUSSEF Bouchou : Basse
ZOUHEIR Amkass : Batterie

Ecouter Darga
Les sites:
- http://www.darga.info.
- Myspace.

B'net Houariyat

Cinq femmes originaires de la région de Marrakech qui chantent et dansent, au rythme des instruments à percussion, en exécutant les musiques traditionnelles de leur tribu d'origine, l'Houara (région entre Taraoudant et Tiznit), de l'Hammada (haut-plateau du Dra'a), ainsi que les danses berbères et les repertoires citadins tels que l'Aïta (l'appel de séduction féminine) et le Cha`abi (le style populaire qui a donné naissance à la musique Raï).

L'image féminine qui se manifeste dans l'art musical des B'net Houariyat reflète la multiplicité des façons de vivre l'Islam et la condition féminine, au-delà des stéréotypes, avec émotion, humour et énergie.


Parmi les thèmes de leurs chansons: l'exaltation de l'amour et de la beauté; le cri de révolte de la jeune femme qui refuse le mariage combiné avec un homme riche et vieux; la dérision de l'homme qui a plusieurs femmes et qui traine sa vie pour manténir ses ménages; la danse rituelle de la femme possedée par ses esprits; le soutien à l'équipe nationale en l'occasion de la Coupe du Monde 1998; la critique à Bob Marley et aux formes de fanatisme de la scène pop actuelle.

Le groupe s'est éxibé pour la première fois, en déhors du contexte traditionnel, le 25 juillet 1995, à Milano, en l'occasion du Festival Le notti di San Lorenzo. Les B'net Houariyat ont ensuite participé au Festival International de la Méditerranée de Marseille, au Festival du Jazz de Amiens, au Festival Mundial de Tilburg, au Festival del Mediterraneo de Genova, à Suoni dal Mondo de Bologna, au Festival du Mouvement International des Musiques Innovatrices de Arles, à Officina Mediterraneo de Palermo, à Musica dei Popoli de Firenze, à Sons d'Hiver de Paris, à Musiques Métisses d'Angoulême, au WOMAD de Reading, au Festival d'Autunno de Roma, au M.A.S.A. de Abidjan, aux FrancoFolies de Montréal, au Houston International Festival, au Jazz & Heritage Festival de New Orleans et à l' International Festival of Louisiana de Lafayette, en s'exhibant, entre autre, à Paris (Institut du Monde Arabe), Roma (Giardini della Filarmonica), Torino (Teatro Regio), Frankfurt (Palmengarten), Amsterdam, Bruxelles, Lisboa, Liège, Rotterdam, Utrecht, Lille.

Artistes B'net Houariyat:

Zahra Bani: chant, taarija, toubsil
Khadija Haliba: chant, danse, taarija, bendir
Malika Rahmi: chant, danse, tara
Saïda Madrani: chant, dawdaw
Halima Zeiter: chant, danse, naqqous, triyar

Quelque succès de B'net Houariyat :
Poèmes d'Amour des Femmes du Sud Marocain (ALCD 126, Al Sur/ Media7, Nanterre 1994);
Voix des femmes de Marrakech (ALCD 207, Al Sur/ Media7, Nanterre 1996);
Voices of Marrakech (MRF Records-Blue Line, Roma 1997);
Les B'net Houariyat ont participé à la compilation Football Africa (Real World 1998 WSCD 105) et à Maghreb & friends avec Nguyên Lê et Karim Zyad (Act Music 1998 WDR 9261-2), à Up de Peter Gabriel ...

Ecouter B'net Houariyat

Karima Skalli

Karima Skalli est connue par les mélomanes arabes les plus exigeants. Chanteuse accomplie, cette Marrakchie, née à Casablanca d'une famille versée dans la culture et les arts, se distingue par une belle voix limpide, chaleureuse et souple, et un rayonnement naturel chargé de grâce, de sensibilité et d'intélligence.
Karima, qui a commencé à chanter en famille à l'âge de 9 ans, a débuté dans le métier assez tard, en raison de son mariage et de la naissance de ses trois enfants. Mais elle y entrée par la grande porte en choisissant d'entamer sa carrière avec les chansons des plus célèberes voix du répertoire classique égyptien, comme Oum Kalthoum, Souad Mohamed, Leila Morad... et surtout Asmahan, dont on peut facilement remarquer la ressemblance, sur le plan vocal et même physique, avec la nouvelle diva marocaine.

Remarquée rapidement pour son talent et ses réelles qualités vocales, Karima Skalli a très vite été constatée par les organisateurs des plus célèbres festivals du monde arabe. Quatre mois après un premier concert au festival de la Goulette, en Tunisie, en 1999, elle a été invitée par le très prestigieux Festival de musique arabe de l'Opéra du Caire, où elle a connu un succès retentissant en interprétant le répertoire de l'illustre Asmahan, en compagnie de l'Orchestre national de musique arabe sous la baguette du maestro Salim Sahhab. Ensuite elle s'est produite au Festival de musique sacrée de Fès, où elle a présenté un répertoire soufi, composé spécialement pour elle par Said Chraibi, et a chanté en duo avec la cantatrice américaine Wilhemina Fernandez.
Elle a aussi participé au Festival de Carthage, au Festival de la médina à Tunis, à la semaine culturelle du Maroc à Abu Dhabi, à l'institut du monde arabe à Paris, etc. Comme elle a contribué à des soirées poético-musicales en hommage à de grands poètes arabes, tels qu'Adonis (IMA, décembre 2000) ou Amal Donkol (Opéra du Caire, mai 2003).

Encouragée par le poéte marocain Abderrafii Al-Jawahery, Karima Skalli s'est entourée depuis ses débuts de musiciens et compositeurs de grand talent. Pour son premier concert, elle a chanté avec le grand luthiste irakien Naseer Shamma, qui l'a ensuite accompgnée dans d'autres récitals, tout comme la Tunisienne Yousra Dhahbi, les Marocains Said Chraibi et Azeddine Montassir ou plus recemment Lotfi Bouchnak, qui lui a composé Wasla en mode rast. Ce travail succède à d'autres créations produites spécialement pour elle par différents compositeurs, à l'occasion d'un concert ou d'un événement, mais qui restent peu nombreuses et inconnues du grand public.

Ecouter Karima Skalli
Le site officiel de Karima Skalli: skallikarima.com
Pour Acheter l'album Wasla: fnac.com

Saturday, January 26, 2008

Said Chraibi

Saïd Chraïbi, né le 2 février 1951 à Marrakech, est considéré comme l'un des plus grands joueurs de Oud marocain.
Saïd découvre le luth à l'âge de 13 ans, et ne se séparera plus de cet instrument qui le conduira sur la scène internationale, en soliste, en orchestre, ou comme accompagnateur des plus grandes voix du monde arabe. Les oeuvres qu'il compose sont le prolongement de la tradition, l'aboutissement d'une recherche et d'un travail sur des modes très anciens Arabo-Andalous, Turques ou Perses. » (Cinqplanete) (voir sur le site)
Saïd Chraïbi est « un artiste qui a beaucoup apporté à la scène artistique nationale. Instrumentiste reconnu à l'échelle aussi bien nationale qu'internationale, Saïd Chraïbi est aussi un véritable découvreur de talents. Il a le mérite d'avoir révélé plusieurs artistes, dont la chanteuse Karima Skalli.(...) Pour ce qui est du luth, l'artiste possède presque tous les éléments de la famille de cet instrument noble, luth turc, baroque et autres qu'il aurait apportés de ses multiples voyages en Orient et en Europe. »

Ecouter Said Chraibi

Mel M'rabet

Mel M'rabet is based in Ottawa (Canada) and Granada (Spain). He is a Canadian citizen, born in Tetuan (Magreb) and raised in Granada (Spain). His music is a world fusion where Flamenco rooted, Northern African, Turkish and other influences are intertwined along with jazz fusion and funk and other world tendencies.

Raised by musician parents in Granada (Andalusia, Spain), Mel M'rabet was introduced to the ud at an early age, exploring the styles of fusion, Flamenco, and Middle-Eastern music. At eighteen Mel began performing professionally across Spain. By 1989 as an established musician, he toured the Andalusian region, southern France and Germany.

Upon migration to Canada, M'rabet appeared and recorded with notable musicians such as Dario Domingues, Jean Martin, Victor Nesrallah, Rob Frayne, John Geggie, Oscar Lopez, Cesaria Evora and Francois Tesberge.

In the fall of 1995, and after two successful summer tours of Spain, M'rabet was awarded a New Talent Demo Award by FACTOR. Canada Council for the Arts awarded him three grants from 1996 to 1998. One grant helped him record fusion music. Another grant enriched his repertoire by sending him to a studio in Paris where he researched Andalusian music.
While in Paris, M'rabet performed solo and with artists including Salif Keita, Anouar Brahem, Rabih Abu Khalil, Steve Lacey, Steve Potts, and Cheb Mami. He also participated in various festivals.

M'rabet's music draws not only on the rich heritage of Andalusian Music, but also on that of the Turks, the Kurds, the Armenians, and the Gypsies. All these sources have influenced his playing style and compositions. He is currently focused on developing new repertoire based on the musical roots and sources with which he grew up. In addition, he is working on a new playing technique aiding newcomers to the ud. While it is common for Western musicians to take an ornamental approach to their application of world music, M'rabet stresses that his heritage acts as the foundation for every one of his compositions.

M'rabet's compositions for the soundtrack to the film Khaled were nominated for a Genie Award in 2002. He continues to collaborate with upcoming film and documentary projects around the world. He is also working on a new recording featuring a fusion of electro-acoustic instruments, and hip-hop in Spanish.

M'rabet also has a new booking agency dedicated to promote World Music & musicians in Canada and internationally. The agency is called SoloSoul Para Musicos del Mundo

Listen to Mel M'rabet

Driss El Maloumi

Né le 25 Mai 1970 à Agadir au Maroc, Driss El Maloumi est actuellement au Maroc et dans le monde un des meilleurs joueurs de oud de sa génération. Sa culture musicale et littéraire, allieé à une rare maîtrise instrumentale, lui permet d'aborder différents styles musicaux.
Après avoir notamment obtenu une licence en littérature arabe à l'Université Ibno Zohr d'Agadir en 1993 et ayant parallèlement reçu une très solide formation musicale classique arabe et occidenatle, il a été récompensé successivement par le Premier Prix de oud, le Premier Prix de perfectionnement et le Prix d'Honneur à l'Examen National de Oud du Conservatoire National de Musique de Rabat en 1992, 1993, 1994.
Nourri de l'écoute et de la tradition des grands maîtres, son style dépasse le patrimoine légué pour s'aventurer dans des territoires musicaux où la rencontre instrumentale et l'immersion dans des genres nouveaux, tels que la musique baroque et le jazz notamment, donnent naissance à une musique puissamment évocatrice, ouverte, délicate et surprenante qui éveille la sensibilité et la spiritualité de l'auditeur.
Son jeu à la technique très sûre et délicate est empreint de la profondeur qui caractérise le oud.
Driss El Maloumi sait puiser dans la profondeur de l'âme soufie mais aussi dans tous les genres de la tradition orientale pour créer une couleur musicale où s'exprime aussi sa culture berbère.
Ses travaux se nourrissent de ses rencontres avec des artistes internationaux: Jordi Saval et son ensemble Hesperion XXI (Espagne), Piêrre Hamon (France), Keyvan Chemirani (Iran), Françoise Atlan (France), Omar Bashir (Iraq), Carlo Rizzo (Italie), Claude Tchamitchian (Arménie), Alban Darche (France) et Xavi Maureta (Espagne) en ce qui concerne le jazz.
Il a écrit et participé à la composition de musiques de scène pour de nombreux spectaclesé
Il a ausi joué aux côtés de grands poètes tels que Abdellatif Laabi (Maroc) et Adonis (Syrie). Il a réalisé en 2000 l'album de jazz : Tawada, co-écrit avec l'artiste français Alban Darche. Cet album a obtenu 4 étoiles dans le magazine: Jazzman.
Driss El Maloumi a enfin été l'invité de nombreux festivals au Maroc ainsi qu'en Espagne, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Jordanie, en Suisse, en Autriche, aux Pays Bas, en Colombie, en Argentine, et au Brésil.
Partout la presse a vanté la qualité, la pureté et la délicatesse de son jeu et de sa musique, le qualifiant de : magicien du oud.

Ecouter Driss El Maloumi

Houcine Toulali

Houcine Toulali né en 1924 à Toulal, proche banlieue de Meknès. Il a travaillé la terre en y mettant toute son âme et sa sensibilité. Il ne se contentait pas d'aimer les fleurs; il aimait la musique avec la même ferveur. Ainsi qu'il avait coutume de le dire lui-même : "son amour de la musique était tel qu'il allait à pied depuis Toulal jusqu'à l'ancienne Meknès pour écouter les grands maîtres comme Cheikh Benaïssa, Cheikh Bertal, El Khiati père, Ibn Abdallah, Ben Amar et tant d'autres"

A ses débuts, il a appris les chants modernes et ceux en vogue au Moyen-Orient. Puis il a commencé à apprendre les qassidas de melhoun.Il avait une belle et douce voix faite pour cette poésie. Même s'il ne savait pas par cœur les poésies, les grands Maîtres ont cependant commencé à faire appel à lui, tant ils étaient séduits par sa Voix. Berbérophone, son élocution et sa diction étaient parfaites quand il chantait le Melhoun, laissant sous le charme Maîtres et public.Puis il a songé à préserver coûte que coûte ce trésor musical en créant une Ecole de Melhoun. De cette école, sont issus des artistes portant l'empreinte "toulalienne" (voix, diction, élocution).En 1958, Moulay Ahmed Lemderi, grand musicien d'arabo-andalou fait appel à lui pour lui donner une place de choix dans son orchestre tant ses mérites étaient grands et a vu dès cette date que Toulali deviendrait un immense artiste au service du Melhoun, que Houssein Toulali deviendrait la Référence du Melhoun.
Et pourtant l'objectif premier de Lemderi n'était pas de se faire accompagner par Toulali mais bien de lui enseigner la théorie musicale.D'ailleurs, il suffit de l'écouter chanter, de se laisser pénétrer par cet Art du Melhoun et vous sentez l'importance de son travail tout entier dédié au Melhoun.Pour autant, il ne s'est pas contenté de chanter le Melhoun ; il a accompagné de grands ensembles, a participé à des groupes tant sa soif de connaissances musicales était inextinguible. Il voulait aussi insuffler un air nouveau au Melhoun et assurer ainsi sa pérennité.Il a travaillé en compagnie de Jil Jilala sur de nombreux spectacles, a enregistré plusieurs émissions de télévision ainsi qu'une cassette.Est-il utile de rappeler l'enregistrement de "Chemaa" (la bougie) de Mohamed Ould Arzin, de "Chaada" (le rayon de miel) de Benslimane ou bien encore "Mezin o solek" (Ton amitié m'est précieuse) de Sidi Abdelkader El Alami et pour finir Lotf Allah El Ghafi de Hadj Ahmed El Rabli, etc

Toulali est le seul artiste qui a pu conduire le Melhoun jusqu'aux grandes scènes internationales. Le premier il a enseigné le Melhoun au Conservatoire du Ministère de la culture et au Conservatoire Municipal de Meknès.Aujourd'hui, beaucoup chantent le Melhoun et le doivent à Toulali et à son école. Son charisme et son mimétisme sont à l'origine de bien des vocations.Il a occupé une chaire à l'Orchestre de la Télévision et Radio marocaine qui rassemblait les meilleurs éléments comme Cheikh Benaïssa El Fassi, El Hadj Tahmi El Arouchi, Mohamed El Oufir, Benghanem, Nasseh El Filali, etc …Il a été le premier interprète de Melhoun au théâtre en compagnie de Tayeb Siddiqi dans une pièce intitulée "Noor o déjoor", suivie de Harraz et a travaillé également avec Abdeslam Chraïbi.Il a joué du théâtre diffusé à la télévision dans une émission "Musk el Lil".Il a tourné un documentaire musical sur le Melhoun avec Izza Genini dans sa série "Maroc corps et âme".Beaucoup de poésies ont été interprétées par les grands Maîtres. Mais la plupart étaient inconnues du public jusqu'à l'arrivée de Toulali, à la voix si belle, si particulière que l'on appelle "filali", Toulali devenue la Référence.
Lorsque vous entendez sa voix, vous sentez toute la force du Sahara et toute la douceur des dattes du Sahara ; Cette force et cette douceur ont donné une puissance inégalée à son interprétation du melhoun.Autodidacte, il a cependant été l'égal des grands en matière d'enseignement. Tout l'amour qui était en lui, il l'a mis au service de son Art. Il remplissait tous les suffrages et faisait l'unanimité car c'était un homme de cœur, un homme de Dieu.Un jour, au cours d'un entretien qu'il accordait à un journaliste, ce dernier lui posa la question de savoir qui entre sa famille et l'art passait en premier. Il a répondu : …"Dieu !Car si tu aimes Dieu, Dieu te le rend au centuple et te facilite le cours de ton existence…"
Son existence fut une vie de dévouement absolu au service de son art. La discrétion, le silence étaient ses compagnons et ne il s'occupait en aucune façon des coulisses du milieu artistique.Il est le seul à avoir enregistré autant de poésies de Melhoun (près de 43 cassettes). Tous les grands thèmes de la vie ont été abordés tels que : Tawassoulat (Prières à Dieu), Madh (Louanges au Prophète), Hob (achaki) Amour, sur la nature (rabiiet, sapouhi et dahbia), sur le rire (tarjamat), sur le vin divin (saqi et el khamriyat) mais aussi le football etc

Toulali vit parmi nous de toute éternité. Il a laissé pour la postérité une école de référence. Vous ne pouvez parler de melhoun sans évoquer Toulali. L'un ne va pas sans l'autre. Ils sont à tout jamais associés.Un hommage national était prévu pour cet artiste qui a tant donné au Maroc, à son peuple, à son Art mais la Mort est venue le chercher un lundi matin, le 7 décembre 1998, laissant derrière lui tristesse et désolation mais laissant aussi une école, des élèves, des enregistrements, un nom, le sien à tout jamais dans nos coeurs.Les quelques lignes consacrées à cet artiste hors du commun sont évidemment bien loin de constituer un hommage et néanmoins sont le témoignage et le gage de ma profonde vénération à ce grand homme.

Ecouter Hadj Houcine Toulali

Choukri

Choukri was brought into the world in 1971 in the very heart of Ikashouan, an Amazigh (Berber) village north of Morocco, by a woman who would forever play a meaningful and highly valued role in his life. The village joyously heralded his birth with Izran. In Amazigh tradition many births were ? and still are - welcomed with Izran, songs straight from the heart, poetry filled with rhyming verse. Izran are sung to alleviate the sorrows of life but also to receive good fortune with a smile of bliss.

In his young days folksongs constituted the humming engine that would take Choukri to an unknown destiny. At a very early age he started developing an interest in the Izran which were sung to percussion accompaniment in his village during festivities, as they still are today. He let himself be led by this tradition of song and music and its impact on his musical
development can still be felt today. He was still quite young when he first started experimenting with Izran on a nylon guitar he had made himself.

By the end of the 70's, when he was 9 years old, he moved with his parents to the town of
Al Hoceima. He was 10 years old when for the first time in his life he had the opportunity to behold two real-life guitars. The two guitars were offered for sale in a tiny music shop, the only one that Al Hoceima possessed. This experience has been indelibly printed in his memory and to this very day he can recall the two guitars on display, a smaller and a bigger one. He was deeply moved by the symbolism of the music which was so nearby and so concrete; it couldn't help but make his hunger for music grow even bigger. There wasn't a day that passed without Choukri going by the shop window and feasting his eye on the guitars displayed there. The small one was the guitar he had fallen in love with at first sight - he drifted away in a flood of dreams about possessing and playing this lovely instrument. Finally, after six years of sustained saving he could buy the guitar he felt he had a spiritual bond with. His dream had come true. Now that he possessed the guitar he could join up with the other musicians. Amidst the musicians of the town of Al Hoceima
he had all the elbow-room he needed to discover and develop his musical talents.

He started composing protest songs and songs which put the burden of an Amazigh's life into words. The neglect his people were suffering and their yearning for freedom and equal treatment in human rights took shape in his musical performances. Dissatisfaction with political repression and economical discrimination of his people drove him to give expression to his displeasure.

In 1990 the harsh circumstances forced Choukri to flee the callous reality of every day
Morocco and to move to Holland
, where he got in touch with artists from various cultures. This cultural connection between musicians of all sorts of ethnical backgrounds resulted in a fruitful cooperation. As he himself so aptly puts it: "For me, music is a source of solidarity and infinite harmony. Music is a unique way of voicing our daily reality. For me, musical expression has and knows no ethnical restrictions or boundaries.
In music I feel the presence of a power which can bring people and nations closer together."

His inner observations are largely grafted onto motherhood in all its literal and metaphorical contexts. With diligence, intensity and reflection he tried to incorporate the songs into his musical performance. In his permanent search for songs with depth he had found a number of authors whose literary talents he greatly admires and respects. These authors gave themselves entirely to the work and in their poems he recognized poetical passion and an admirable esthetic sense of reality as well as imaginative power. He himself expresses it as follows: "Poetry is the art that puts reality into words and music gives it voice. Music is an expression of emotion." By broadening his horizon he hopes to deepen his music. His inspiration is everyday life.


1st Album: 'Mara Mmutegh a Yemma' - 'If I die my mother'
In 2000 Choukri started recording his first repertoire and by the end of 2003 he brought out the melancholic album 'Mara Mmutegh a Yemma'. With his very personal style Choukri lives up to his reputation in the world of Amazigh music.

PREVIEW
The rediscovery of traditional music and my absorption in it gave me innovative ideas which led to further development of the Amazigh music. The connection between traditional and modern music produced in me progressive and innovative ideas. My passion for music continues undiminished in my life.

A selection of his performances from 1991 to 2003:
With his musical performances Choukri aims to make a positive contribution to the diversity within Dutch society. Beginning in 1991, Choukri gives live performances during various Amazigh and Dutch cultural festivals in a great variety of towns. He has performed in many places, such as de Rode Hoed in Amsterdam, Cultural Centres, Open Stages and schools in Holland.

AMAZIGH cultural day based on AMSAWAD (12th May 2001, Amsterdam)
Amsawad, which means communication - the same conception that (mis)understanding often hinges upon -, is the central theme of the cultural event which the Amazigh organization "Tharazouth" set up in Audio in Amsterdam. Various population groups from different cultural backgrounds met with the intention of making and maintaining contact. This day was
especially meant for exchanging all cultural substances that can be found in Holland.
Choukri, Wallid Mimoun, Ayned and others had been invited to give a live concert to herald the event and to provide it with musical accompaniment.

TAMAZGHA Festival in the Melkweg, Amsterdam
On 11 and 12 January 2003 musicians of Amazigh origin ushered in the Amazigh New Year at the Tamazgha Festival. Initiator and organizer Marmoucha had brought artists together in order to give them the opportunity to compare notes and to exchange useful skills and expertise. This led to an explosion of inspiration in the artists, which in its turn resulted in great enthusiasm with the audience. Choukri and Takfarinas were among the honoured participants of the festival. On that day, artists from all corners of the Amazigh musical world proved that musical diversity can lead to surprising unity when there is harmony.

Visit Choukri's official website
Listen to Choukri

Nour-Eddine


Musician, choreographer and singer, Nour-Eddine was born in Morocco,Based in Italy and has been involved in various groups of ethnic and Gnawa music, traditional music of the desert, such as Azahara, Desert sound, Jajouka, with whom he has played both in Italy and abroad. He has worked with the group Trancendental on their project 'Rinascimento', and sung in the film L'Appartamento, by Marco Bellocchio. In 1997 he founded the group 'Nour-Eddine Fatty', a cultural and musical project, which won the folk festival in Vejano. The second CD is "Gnawa & JahjukaTrance".

Listen to Nour-Eddine

Friday, January 25, 2008

The Burda by Al-Busiri

The Burda by al-Busiri is arguably the greatest classic poem in the Arabic language in praise of the character and exalted rank of the prophet Mohammad (peace and blessings be upon him) composed by Imam al-Busiri in the 13th century CE in Mamluke Egypt it has been recited ever since throughout Muslim lands from east to west and north to south, and has always been perceived as containing real benefits, blessings and miracles.

The Fez Singers
THE FEZ SINGERS perform in this production the entire Burda. The main poem is intertwined with extracts from the Hamziyya, al-Busiri's other great poem, and other famous qasidas. This is possibly the first time such a recoding has been accomplished in thes Andalusian style.

Bennis Muhammad, who is the director, and his brother Abdelfettah, who feature prominently in these recordings, and who form the core of the group, are well known singers in Morocco and perform regulary for the King. Bennis Muhammad also runs a medrassah in the heart of Fez where the fine art of Andalusi singing is taught to classes of children and adults as it has been for centuries.

Many people in Morocco know the Burda and all the different ways of singing it. But the Fez singers bring to it an intensity and level of technical and artistic intricacy which displays it at its finest and with their annual performances at the Fez Sacred Musc festival they are rapidly establishing for themselves a world-wide reputation.

Listen to The Burda by al-Busiri

La musique sahraouie

La musique sahraouie est une mixtion de deux musiques, arabe et africaine. Cette dernière intervient principalement au niveau des rythmes. La danse sur la musique hassani s'effectue sur fond de sons rythmiques de tambours. L'un d'entre eux a la forme d'un récipient fermé à son embout par un morceau de peau finement étendu.

Il arrive que les hommes sahraouis dansent sur les dunes de sables; les femmes, quant à elles, les accompagnent en effectuant des mouvements expressifs indispensables à la danse.

Il faut noter que l'ingéniosité des femmes sahraouies dans cette expression artistique apparaît dès qu'elles mettent la main sur un tambour. Elles expriment alors leurs émotions de joie et de bien-être par un gestuel ryhtmé et sensuel des mains et des doigts.

Ces doigts verdâtres des femmes, teints au henné, dessinent des motifs dans l'air qui prodiguent à la danse sahraouie un sens incroyablement expressif.

A cet égard, les femmes sahraouies expriment leurs danses en toutes occasions notamment pendant les fêtes nationales, les cérémonies religieuses, les réunions familiales et les mariages.

Ecouter La musique sahraouie

Abderrahim Amrani Marrakchi

A musician and a Sufi master, Abderrahim Amrani Marrakchi is one of the last group leaders – “moqaddem” – of the Hamadcha brotherhood. He is unquestionably the most famous moqaddem, valued for his erudition and his great musical skills.
He was born in 1967 in Fez. When he was a child, he joined the brotherhood in a group that was at that time led by his father. He was trained as a musician and became leader of the group in 1985. He is concerned about the preservation of the Hamadcha’s heritage, which is endangered by the modernization of Morocco, and devotes a large amount of his time to training children.
His group regularly performs in traditional music
festivals, in Morocco and abroad.

Ecouter
Hamadcha

Aissawa

La confrérie des Aissawa est un ordre mystico-religieux fondé à Meknès au Maroc par Muhammad ben Aissâ (1465-1526 / 882-933 H.), surnommé le « Maître Parfait » (Chaykh al-Kâmil). Les termes Aissâwiyya ('Isâwiyya) et Aissâwa ('Isâwa), issus du nom du fondateur, désignent respectivement la confrérie (tariqa, litt. « voie ») et ses disciples (fuqarâ, sing. fakir, litt. « pauvre »). À l'origine clairement orthodoxe, la confrérie des Aissâwa est devenu un phénomène social complexe, à la charnière du sacré et du profane, du domaine privé et public et des cultures savantes et populaires. Les Aissâwa sont célèbres dans le monde arabe pour leur musique spirituelle caractérisée par l'utilisation du hautbois ghaita (syn. mizmar, zurna), de chants collectifs d'hymnes religieux accompagnés par un orchestre de percussions utilisant des éléments de polyrythmie. Leur complexe cérémonie rituelle, qui met en scène des danses symboliques amenant les participants à la transe, se déroule d'une part dans la sphère privée au cours de soirées domestiques organisées à la demande de particuliers (les lîla-s), et, d'autre part, dans la sphère publique lors des célébrations des fêtes patronales (les moussem-s, qui sont aussi des pèlerinages) et des festivités touristiques (spectacles folkloriques) ou religieuses (Ramadan, mawlid ou naissance du Prophète) organisées par les États marocains et algériens.

Malgré leur musique particulièrement roborative, les Aissâwa ne bénéficient pas du même engouement que les gnaoua auprès du public occidental. Cepandant, comme les gnaoua et les Hamadcha - auxquels on les confond sans cesse - les Aissâwa ont toujours été décriés et localisés au plus bas de la hiérarchie confrérique. Deux raisons principales à cela :

* 1ère raison : la confrérie des Aissâwa possède dans son rituel cérémoniel des éléments non islamiques apparus au fil des siècles, tels que l'exorcisme et les danses de transe.

* 2e raison : les disciples Aissâwî furent recrutés traditionnellement parmi les populations paysannes du Maghreb, ou défavorisées et marginalisées des grands centres urbains.

Dans un Maghreb traversé par une modernité conservatrice (l'islamisme politique) et une grave crise économique, il est aisé de comprendre que cette confrérie cristallise les tensions et les contradictions de la société en raison de l'image stigmatisante que l'opinion majoritaire lui renvoie.

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Nass el Ghiwane

Nass el Ghiwane is a musical group of Morocco. Whenever mentioned in the Western literature, they are referred to as The Rolling Stones of Africa, as American Producer Martin Scorsese once put it. They are living legends who merged the rich repertoire of traditional music of Morocco with modern subjects.

Ecouter Nass el Ghiwane

Aicha Redouane


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Aicha Redouane

Née berbère à Ait Attab une localité du Moyen-Atlas marocain, sa famille s'installe en France et poursuit des études d'architecture et se prend de passion pour le répertoire musical classique égyptien, en effet, très précoce dans sa découverte cette musique, elle manifeste déjà une passion pour la musique arabo-andalouse en découvrant de vieux 78 tours de la Nahda et elle écoute avec passion et assiduité les grands maîtres du style classique fondé sur les Maqâms comme Al Hamuli, Mohammed Othman, Salama Higazi, Yusuf Al Manyalawi. Avec Habib Yammine, un célèbre musicologue et pédagogue libanais, elle crée la formation musicale Al-Adwâr qui présente l'art du Qanoun, et met en avant l'oud, les percussions, la flûte ney.

Aicha Redouane chante dès sa plus tendre enfance. D'un répertoire festif utilisé dans les veillées, elle passe, à l'âge de six ans, à l'apprentissage de la musique d'Oum Kaltoum. Puis elle s'installe très jeune dans le sud de la France et entreprend des études d'architecture.

Aicha Redouane, dont l'année 1993 marque un tournant dans sa carrière avec un premier triomphe au Théâtre de la Ville de Paris, un premier album distingué d'un Choc de la Musique et d?un Diapason d'Or, s'est produite également au Festival des Musiques Sacrées de Fès aux côtés de Monserrat Figuerras et de Françoise Atlan.

Ecouter Aïcha Redouane

Ali Bahia El Idrissi

Si quelqu'un est imprégné de worldmusic, c'est le cas de Ali Bahia El Idrissi. Idrissi, qui a vu le jour à Casablanca (Maroc), est non seulement un chanteur très doué mais aussi un percussionniste, un arrangeur, un compositeur et un parolier qui se fait beaucoup estimer. C'est au Maroc qu'il a fait les premiers pas de sa formation musicale. Il a étudié là le chant andalou et il s'est spécialisé et perfectionné dans le chant soufi tel qu'il a été vulgarisé dans le monde occidental par des maîtres dont le Pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan sert surtout d'exemple.

Dans le passé, Idrissi a réalisé avec ses orchestres non seulement des avant-programmes pour Cheb Mami et Cheb Khaled, mais il a créé aussi plusieurs vidéoclips où joue entre autres Casa Express, qui s'est présenté fréquemment à la télévision marocaine (et aux Pays-Bas aux différentes antennes des migrants).

Des musiciens avec qui Idrissi a récemment collaboré, sont entre autres Rachid & Samir Laklifi et Mohammed Benchakhchakh. En 1998, Idrissi a collaboré pour la première fois avec l'artiste du son Michel Banabila ce qui a eu pour résultat la bande

"Idrissi".

Dans le passé, Banabila a collaboré entre autres avec East meets West, Yasar Saka, Erkan Ogur et Byzantium. Jusqu'ici il a à son actif un nombre considérable de CD solo parmi lesquels l'album "VoizNoiz-urban sound scapes" (Steamin' Soundworks 1999) qui a été bien reçu au niveau international.
La collaboration entre Banabila et Idrissi s'est avérée si fructueuse qu'elle a abouti à des projets nouveaux qui se retrouvent sur le CD promotionnel "Kawakib Al Maghreb", produit par Banabila et sorti par "De Zuid-Hollandse Popunie" (Union pop de la Hollande méridionale).

Ensuite, Idrissi et Banabila ont pris la décision d'unir vraiment leurs efforts pour produire le premier album solo d'Idrissi. Banabila en a pris l'initiative, s'en est fait compositeur, a fait des arrangements mais s'est chargé aussi de diriger l'enregistrement, tout en se servant des talents d'une sélection de musiciens invités renommés.

La musique moderne d"Idrissi et de Banabila, musique où toutes sortes de civilisations se fondent, se caractérise par l'emploi d'instruments occidentaux comme des samplers auxquels s'ajoutent des instruments traditionnels à cordes et à percussion. Tout cela a comme résultat un mélange excitant de chant soufi, triphop, ambient et dance-beats, derrière lequel se cache très clairement un groove oriental hypnotisant.
Aussi la musique rentre-t-elle parfaitement dans le mouvement actuel "Global Music" auquel appartiennent aussi entre autres Outcaste, Yulduz Usmanova et Natacha Atlas/Transglobal Underground.

En public, la combinaison du chant d'Idrissi et l'improvisation filmique de BANABILA sur sampler, complété par entre autres Piet Legerstee sur guitare constitue un événement impressionnant et hypnotisant.

Wednesday, January 23, 2008

Ahmed Piro

Ahmed Piro est né à Rabat en 1932. Il étudie le Coran et entre en 1944 à l'école Guessous de Rabat où il rencontre Hajj Othman Jorio qui encadre les meilleurs voix d'élèves et leur enseigne la cantillation coranique. Il y suit également l'enseignement musical de Moustafa Maaroufi et d'Omar Al Oufir et se perfectionne auprés du maître Hussayn Belmeki Hajjam tout en écoutant sur Radio Alger les concerts des plus grandes voix gharnaties de l'époque: Dahman Benachour, Cheikh Mnawar et Mohammed Sadiq Bjawi.

Cette carrière artistique de haute tenue qu'Ahmed Piro, par ailleurs négociant à Rabat,méne toute sa vie en amateur éclairé,lui vaut en 1989 le Wissam Arida,décoration que feu SM le roi Hassan II décernait aux personnalités les plus marquantes de la vie culturelle et politique du Maroc. La pratique moderne du Tarab Gharnati au Maroc date des annèes 20.

Entre 1923 et 1928 Mohamed Bensmail à Oujda et Mohamed Benghabribt à Rabat,tous deux maîtres algériens,ont rassemblé autour d'eux des amateurs de musique épris du style gharnati. C'est cet effort qui a donné Cheikh Salah et Ahmed Zemmouri à Oujda d'une part et Ahmed Benani et Ahmed Piro à Rabat d'autee part. Ces maîtres marocains et d'autres de leur génération ont agréménté le Tarab Gharnati d'une interprétation toute marocaine.

Ecouter Ahmed Piro.

La musique gharnati

La musique gharnati (en arabe nom de la ville espagnole de Granada) constitue le mode musical le plus courant dans la ville marocaine d'Oujda, où d'ailleurs est organisé chaque année au mois de juin le Festival International de la musique Gharnati. Cette musique demeure une symbiose presque millénaire entre divers apports arabo-hispaniques de l'Andalousie. Cet art musical a été conservé principalement à Tlemcen en Algérie et à Oujda, proche de la frontière algérienne. Il s'est influencé de la musique turque sous l'empire Ottoman dont l'influence est sensible au niveau de l'interprétation vocale et instrumentale. Gharnati est le terme sous lequel on connaît au Maroc la musique arabo-andalouse, forme la base principale du répertoire incluant en plus d'autres formes musicales marocaines arabe et judéo-arabes.

Les formations qui exécutent la Nouba Maya est composé d'un petit nombre de musiciens qui sont à la fois des instrumentistes et des chanteurs. Toutefois, malgré les influence ottomanes la mélodie de base conserve l'esprit des origines. Le chant est exécuté à l'unisson, enrichi parfois de par des ornements vocaux effectués par le "Mounchid". Cette musique ramenée d'Andalousie par les arabes a réussi à garder son caractère ancestral et sa richesse musicale est enjolivée par des textes chantés qui sont parmi les plus belles pages de poésie arabo-musulmane d'Andalousie.

Ecouter la musique gharnati.

La musique Rai

L'origine du mot raï, qui signifie « opinion », « avis » ou « point de vue », viendrait de l'époque où le cheikh (maître), poète de la tradition melhoun, prodiguait sagesse et conseils sous forme de poésies chantées en dialecte local. Cependant, dans le contexte de la complainte populaire, le chanteur qui se plaint de ses propres malheurs sans vouloir accuser personne s'accuse lui même. Et plus exactement, il s'adresse à sa propre faculté de discernement, à son raï qui, cédant aux sentiments, l'a conduit à prendre les mauvaises décisions. Le chant commence ainsi : Ya Raï (ô mon discernement).

A comparer avec d'autres registres tel que le Mawal où le chanteur s'adresse à son maître et seigneur; ou encore les Layali où il s'adresse à la nuit, et Ya 'Ayn, ... le plus cher de ses organes.

Ecouter la musique Rai.

La musique Chaabi

aLe chaâbi est une musique que l'on retrouve fréquemment dans les mariages et ce style est souvent associé à la fête. L'utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues. Ainsi, au Maroc, de nouvelles chikhate, des petits groupes de quartier et autres chanteurs et chanteuses de charme ont pu proliférer dans toutes les villes.

Ecouter la musique chaabi.

Monday, January 21, 2008

Majid Bekkas

Majid Bekkas, oud and guembri virtuoso, guitar professor and singer, has long been a star in his home country Morocco. Over the last few years, he has found his way into the European jazz scene through his collaborations with Archie Shepp, Louis Sclavis, Flavio Boltro or Klaus Doldinger. Abdelmajid Bekkas was born and still lives in Salé, Morocco. He studied classical guitar and oud at the National Conservatory of Music and Dance in Rabat and learnt Gnawa music through the teachings of the master Ba Houmane. Gnawa appeared in the 16th century. During the conquest of Sudan, Ahmed El Mansour Dahbi set up the first trading and cultural links between Timbuktu, near Zagora where Bekkas comes from, and Marrakech. The secular music is still considered the "healer of souls" from Essaouira to Marrakech, easily understandable when you listen to the spellbinding sound of Bekkas´ voice, guembri and guitar. Like a watermark, the mystery of Africa can be felt in the backround, alongside the blues. Gnawa´s intact purity is the essence of the authenticity. By claiming to be part of Africa, the mother of the blues and ist numerous offspring such as funk, Bekkas is placing Gnawa in its primary dimension. By opening the spectrum (including elements of contemporary western music), Bekkas attains a universal status that is nurtured by the path he travelled. These include: jazz, alongside pioneers such as Peter Brötzmann, Archie Shepp, Flavio Boltro, Louis Sclavis.
With "Daymallah" Bekkas represents Morocco on the award-winning CD compilation "Desert Blues 2". He already performed at several international festivals, such as WOMEX Sevilla 2003, Gaume Jazz Festival, Huyart Festival, Grenoble Jazz Festival, Festival de Essaouira, ...
Bekkas´ openness and ability to balance modernism and memory with a rare talent that knews no compromise, frees the music from the stamp of time. The memory is that of pain and wisdom, of songs that come from the slaves of Africa.

For Klaus Doldinger's "Passport to Morocco", Bekkas established the connection with the current scene in Morocco and brought the German saxophonist together with the country's best musicians. His collaboration on the album, which was released in 2006 and received a German Jazz Award, introduced him to an international audience, as did the jubilee tour to celebrate Doldinger's 70th birthday (it was an extended tour: more than 50 concerts with an audience of almost 100.000).

Discography:

"Kalimba", Joachim Kühn, Majid Bekkas, Ramon Lopez (ACT 9456-2), 2007
"Mogador", 2004
"Cité invisible" with Beniat Achiary, Ramon Lopez, Ines Bacan and Pedro Soler in 2003.
"Hommage à Roland Kirk" with Ramon Lopez in 2002
"African Gnaoua Blues", 2001
"Soudange", produced in Morocco in 1991

Ecouter Majid Bekkas

Moulay Ahmed Loukili


Moulay Ahmed Loukili est né à Fès en 1909.

Moulay Ahmed Loukili apprend d'abord la musique auprès de son père, puis en auditeur libre à la mosquée universitaire Quaraouiyine où il rencontre ses premiers maîtres, Mohamed Zahi Berrada qui lui enseigne le oud, Mohamed Ayyoush et Abdelkader Kourrish qui l'initient au répertoire des san'a. Mais ses vrais maîtres seront Al-Brihi et Al-Mtiri, qui rendront d'ailleurs hommage à son talent. Jusqu'en 1936, Loukili fait partie de l'orchestre Al-Brihi à Fès, puis il repart pour Tanger où il fonde l'association Ikhwan al-fan (frères de l'art) qui organise des concerts et assure un enseignement musical.

Professeur au conservatoire de Tétouan, Loukili en profite pour approfondir sa connaissance du répertoire en apprenant les san'a' spécifiques des styles de Tétouan et de Chefchaouen.

En 1952 il devient chef de l'orchestre de la radio, fonction qu'il assure jusqu'à sa mort à la fin de l'année 1988.

Le style de Ahmed Loukili se caractérise par la précision du dawr (mètre poétique) et une parfaite maîtrise de l'utilisation des taratin (syllabes vides complétant le dawr), ainsi que par son souci constant de corriger les erreurs de langue et de grammaire très courantes chez les musiciens. Par un constant effort de recherche et d'analyse, il a également fait oeuvre de restauration en exhumant des san'a partiellement oubliées dont il a reconstitué le mètre et certains passages mélodiques

Laissant des élèves dans les villes où il a séjourné, Ahmed Loukili a également fait des adeptes un peu partout qui le tiennent, à juste titre, pour l'un des plus grand maître de la musique arabo-andalouse.

La conservation des documents concernant la sauvegarde des enregistrements visuels sont considérés comme d'une valeur artistique et culturelle inestimable. La rediffusion des enregistrements en noir et blanc des années 1960 et 70 sont considérés comme patrimoine culturel national au Maroc.

Ecouter Moulay Ahmed Loukili

Salim Hilali

Salim Hilali : le chantre de la modernité

Salim Hilali est né à Bône (Annaba) en Algérie le 30 juillet 1920, d'une modeste famille de boulangers, originaire de Souk Ahras ? berceau d'une des plus grandes tribus Chaouia, les Hilali. Très jeune, il quitte ses parents et débarque à Marseille en mars 1934 d'un bateau "moutonnier". Il "monte" à Paris pour l'Exposition universelle de 1937. Il y commence une carrière de chanteur espagnol. C'est sa rencontre avec les chanteurs Bachtarzi Mahieddine et Mohamed Elkamal qui marquera le début d'une carrière fabuleuse de chanteur oriental. En 1938, il fait la tournée des capitales européennes avec la troupe de Mahieddine et, la même année, il se produit dans un spectacle grandiose dans le plus grand cinéma de Marseille, place du Théâtre. Il ne tarde pas à "monter en flèche". Malgré son amour pour le chant espagnol il est resté très attaché à la musique algérienne et il détiendra le record de la vente des disques en Afrique du Nord.

En 1940 il fut sauvé des camps de concentration grâce à l intervention de Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Mosquée de Paris, qui lui délivre une attestation de conversion à l'islam au nom de son père et qui pour corroborer cela, fait graver le nom de son père sur une tombe abandonnée du cimetière musulman de Bobigny. De plus il le fait engager au café de la Mosquée de Paris où il s'est produit régulièrement avec des artistes aussi importants qu'Ali Sriti et Ibrahim Salah. En 1947, il crée un cabaret "Ismaïlia Folies" dans l'hôtel particulier de Ferdinand de Lesseps, avenue Montaigne à Paris. En 1948, il en crée un second, "Le Sérail", rue du Colisée.

En 1949, au sommet de sa carrière, il choisit de vivre au Maroc où il est, comme partout, reçu dans les grandes familles. Il installe à Casablanca un des plus somptueux cabarets du monde, "Le Coq d'Or" avec six salons décorés de draperies tissées d'or et de meubles Louis XV authentiques. A cette époque il est souvent allé à Tunis pour engager des artistes chanteurs et musiciens, entre autres "la grande dame" de la chanson tunisienne, Chafia Rochdi, à laquelle il vouait une admiration sans bornes.

En 1965, il se retire à Cannes dans une magnifique villa où il vit entouré d'oeuvres d'art et de bibelots rares. La passion de la chanson ne l'ayant jamais quitté, le voilà en 1970 qui entreprend une deuxième carrière, cette fois en français, avec une musique qui reste néanmoins très influencée par la musique arabe. C'est la première fois qu'un chanteur oriental tente de faire carrière en Europe en y apportant ce qu'il y a de mieux dans la musique arabe, le rythme et le raffinement de la mélodie. La parution d'un disque chez Polydor en 1970 fut suivie par un grand gala dans une salle inhabituelle pour la musique de variétés: "la salle Pleyel", réservée d'ordinaire aux divas et autres grands interprètes de musique classique. La salle était comble le soir de cette première internationale mais le public habituel de Salim, qui lui faisait fête, le tira insensiblement vers ses grands succès de la musique arabe.Le lendemain, la presse unanime ne tarissait pas d'éloges sur la nouvelle étoile que le monde occidental venait de découvrir. Les radios et la télévision firent le siège de l'artiste pour obtenir une interview ou pour l'intégrer dans leurs grandes émissions. Salim fut terrorisé par cet assaut médiatique qui dérangeait la retraite dorée qu'il s'était construite dans sa grande villa de Cannes.

Fuyant la vie trépidante qui risquait de devenir la sienne, il préféra retrouver sa vie paisible et tranquille, ne donnant accès à personne dans sa vie privée et ne prenant de "bain de foule" que de temps à autre, selon son bon plaisir et non par obligation professionnelle. Il indemnisa totalement la compagnie de disques pour les frais engagés et reprit sa liberté .

Il avait consacré près de quarante ans à la musique maghrébine qu'il avait servie avec tout son talent, suscitant des vocations et une multitude d'imitateurs qui ne se cachaient pas pour lui emprunter un style qui a marqué toute une génération ou puiser allègrement dans son répertoire. Bien des artistes, dont Enrico Macias, n'ont fait que suivre une voie toute tracée. Depuis les années 70, il n'a jamais cessé d'enregistrer des chansons, dépensant des sommes colossales pour monter d'abord un studio à Cannes et ensuite un autre à Paris, pour son plaisir personnel. Il y passait des nuits entières et y conviait les meilleurs musiciens arabes et espagnols. Mieux encore, le "métier" aidant, sa voix et son art se sont affirmés, apportant à son interprétation une souplesse et une sûreté infinies et faisant de lui un artiste inégalable.

En dehors de ses activités d'antiquaire, où il a montré un goût sûr et délicat, il n'a jamais refusé de faire des galas sur la Côte d'Azur, à Paris, au Maroc, à Montréal. Sa spécialité était l'animation des mariages des grandes familles du monde arabe: le roi du Maroc qui avait pour lui la plus grande admiration l'a convié au mariage de sa fille aînée, lui faisant un pont d'or. Pour cerner ce personnage hors du commun, je vous invite à vous reporter à ce que dit de lui un journaliste canadien, Nighthawk, de la Gazette de Montréal, qui a assisté au spectacle que Salim a donné en novembre 75 à Montréal, Place des Arts, devant mille huit cents personnes: "Ses chansons sont presque toutes arabes, avec une touche de modernisme, dans le style qui a donné naissance au flamenco. (...) Salim Halali est énergique, dynamique, plein de charme et il établit une relation très intime avec son public, à la façon de Manitas de Plata. Il entre en discussion avec un spectateur, tourne un compliment à une dame au milieu d'une chanson. Il s'arrête pile dans une chanson triste et s'embarque sur un solo de daraboukha qui fait naître des battements de mains dans le public, dans une frénétique accélération de rythme. Il s'investit totalement dans son chant, se donne dans la joie avec des caprices d'enfant gâté. (...) Il vocalise sur chaque syllabe et les variations se succèdent en une arabesque fleurie dans une orgie de couleurs.(...) D'une chanson française assez pauvre quant au texte, (...) il a su faire un kaléidoscope de sons d'une durée de quinze minutes. Il connaît à la perfection tous les secrets du chant oriental".

Voici donc, pour finir de retracer cette carrière éblouissante, un dernier album consacré à "Salim Hilali au Maroc". pays où il a résidé pendant plus de dix ans. Il y est présenté les oeuvres typiquement marocaines qu'il interprétait régulièrement au "Coq d'Or" et dans ses galas au Maroc et à l'étranger.

Décédé dans l'anonymat à l'âge de 80 ans, le 25 06 2005 à Vallauris.

Laidi Parjou | LE MATIN

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Brahim Alami

L'artiste Brahim Alami, décédé à Casablanca, à l'âge de 72 ans, est une figure marquante de la chanson marocaine dite moderne dont il est l'un des précurseurs. Il est parmi ceux qui ont contribué à en asseoir les fondements dans l'euphorie des premières années de l'indépendance.

C'est à cette époque, en effet, que ce genre musical a connu un véritable départ grâce à une poignée de jeunes qui ont pour noms Ahmed Bidaoui, Abdelouahab Agoumi, Abdessalam Amer pour la tendance qui a adopté l'arabe classique à travers une interprétation axée sur la qacida et une autre qui a opté pour le dialectal marocain dont le chef de file était Mohamed Fouiteh aux côtés de Maâti Belkacem, Ismaël Ahmed et bien entendu l'artiste disparu.

C'est un lieu commun que d'affirmer que Brahim Alami a profondément marqué de son empreinte la chanson marocaine moderne d'autant que son univers mélodique se ressourçait de rythmes marocains. C'est pourquoi ses chansons empreintes de sincérité, sont restées et resteront ancrées dans la conscience collective.

C'était en 1957 qu'il interpréta, en effet, "Mahla Ifrane". Un texte simple, certes original pour l'époque, et une rythmique légère avec une forte touche de vivacité. La chanson ne se résigne pas à être démodée.

Brahim Alami composait lui-même ses chansons, le succès était toujours au rendez-vous car sensible aux rythmes marocains à l'instar des ses compagnons tous aujourd'hui disparus.

Mais comme eux, il a, quelque part, souffert d'oubli, d'un préjudice moral à travers ce regard de condescendance dont l'artiste demeure victime quel que soit son apport et son aura, une fois les projecteurs éteints.

A sa mort, ses chansons tiennent toujours le haut du pavé face à la médiocrité ambiante, sans qu'il puisse vraiment en tirer profit, la mafia de piratage le faisait sans scrupules à sa place.

Invité, d'une émission de télévision, Brahim Alami, plaidait pudiquement pour une reconnaissance de l'artiste, le respect de sa dignité. C'était son testament mais aussi une revendication qui peine à trouver le chemin de la concrétisation.

Né en 1930 à Casablanca, l'interprète de "Yannassi", avait fait ses débuts, dans les années quarante, comme flûtiste dans l'Orchestre de "Al Maytam Al Bidaoui", dirigé à l'époque par Maâllem Mohamed Zniber, avant d'intégrer la radio dans les années quarante et opté pour le luth. Il avait occupé pendant plusieurs années la fonction de chef de l'orchestre régional de Casablanca avant de partir en retraite à la fin des années quatre vingt.

Chanteur prolifique, son répertoire compte plusieurs mélodies devenues des tubes qu'il s'agisse de chansons à thématique sociale, d'amour ou de chants patriotiques.
(Fatima Boutarkha) (Source: MAP - 04/2002)

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Ahmed El Bidaoui

Ahmed El Bidaoui (mort à Salé en 1991) est un compositeur et chanteur marocain. Il a dirigé l'Orchestre Royal de musique moderne.

Oudiste expérimenté, il est également connu pour avoir composé pour de nombreux autres chanteurs et chanteuses.

La musique de Ahmed El Bidaoui se fait connaître au lendemain de l'Indépendance du pays, époque où le sentiment nationaliste marocain tenait une place d'honneur. Les chanteurs ont été influencés par les gammes orientales exécutées par des artistes égyptiens lors de mouachahates. Les compositeurs vont progressivement délaisser l'imitation de style et se débarrasser des influences exogènes pour s'orienter dans une phase de renouvellement et de confirmation de soi, en dépit des moyens limités à cette époque.

La naissance de la radio permet d'écouter les chansons d'Abou Al Hamouli, Salama Hijazi, Sayed Darwich et surtout Mohammed Abdel Wahab. La création de l'Orchestre Royal de musique moderne, à sa tête l'artiste Ahmed El Bidaoui qui apporte un changement radical dans la direction de la musique moderne au Maroc.

A cette époque où la chanson marocaine moderne faisait ses premiers balbutiements pour ensuite se libérer de la tutelle pesante de la chanson orientale et de ses monstres sacrés.

Ahmed El Bidaoui, suivis d'autres musiciens comme Bouchaïb Al Bidaoui, Maâti Al Bidaoui sont considéré comme les pionniers. Au Maroc, des chanteurs tels que Ahmed El Bidaoui ou Ismaël Ahmed chantent en arabe littéral ou en arabe dialectal marocain soutenu, et caractérisé par un accompagnement orchestral.

En 1964, Wajih Fahmi Salah écrit les paroles de Al far'ha al koubra (la grande joie) pour la chanteuse égyptienne Houda Soultane à la gloire du roi Hassan IIcette fameuse chanson sera par la suite repris magistralement par ahmed al bidawi. El Bidaoui figure parmi les mouâniss (accompagnateurs) préférés du jeune roi. À ses côtés aussi, il y avait un autre compositeur, Larbi Kawakibi. Celui-là signera un peu plus tard, un classique du genre : Yajaal lak fi koulli khoutwa salama.

Artiste complet, Ahmed El Bidaoui compose et interprète de la quasi-totalité de ses chansons. Des chansons intemporelles par leurs paroles, leurs thèmes, leur musique que les Marocains connaissent par coeur et interprètent avec nostalgie.

El Bidaoui resta particulièrement attentif et intransigeant sur la qualité des interprétations et sur le choix des chansons lors des représentations de l'Orchestre Royal de musique moderne.

Soumeiya Abdelaziz débute également sa carrière en 1984 avec Ahmed El Bidaou.

Parmi les musiciens qui ont emprunté la démarche artistique du compositeur on trouve notamment Eluahou Bohbot qui intègre par ailleurs sa troupe. Abdelkader Rachdi lui succède à la tête l'Orchestre national de la RTM.

De nos jours, le festival de la chanson marocaine est l'occasion pour les artistes de se faire connaître dans la composition et l'interprétation des oeuvres musicales modernes marocaines. On lui rend régulièrement hommage lors du Festival de Volubilis. Ce festival accueille chaque année une multitude d'artistes venus de tout horizon et de toute culture ainsi que des colloques, des expositions et des projections de films en marge du festival.

Ecouter Ahmed El Bidaoui